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Week-end de rentrée du CDJ au Carmel

posté le 24 septembre 2020
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Les 19 et 20 septembre dernier, le Conseil Diocésain des Jeunes (CDJ) est venu chez nous vivre son week-end de rentrée : accueil des nouveaux membres, présentation de ce qui est déjà au programme des jeunes du diocèse pour l’année qui s’ouvre, réflexion et orientations à prendre en groupes de travail… Un week-end dense, qui bénéficiait, en guise de pauses, des offices à la chapelle et d’une initiation à la prière contemplative par les carmélites.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Homélie sur Mt 20, 1-16 : la parabole des ouvriers de la 11e heure

Notre évêque, Mgr Brunin, a pris part de bout en bout au programme du week-end, offrant aux jeunes une homélie sur l’évangile du dimanche. La voici :

« Pour parler du Royaume de son Père, Jésus ne fait pas un discours politique ou juridique, Il a recours à des paraboles. Chacune d’elles laisse entrevoir un aspect de ce que le Seigneur nous propose de vivre avec Lui. Aujourd’hui, la liturgie nous propose la parabole du propriétaire d’une vigne qui cherche à embaucher pour y travailler. A l’époque de Jésus, la place du village était comme une agence « Pôle emploi ». Les demandeurs d’emploi d’un village s’y rassemblaient dans l’espoir qu’on les embaucherait pour la journée. Ceux qui cherchaient des ouvriers passaient sur la place le matin pour en trouver quelques-uns.

Dans la parabole de Jésus, le maître du domaine qui sort tôt le matin, c’est Dieu lui-même. Car notre Dieu est un Dieu en recherche. La venue de son Fils dans notre humanité nous révèle combien est grand son désir de nouer une relation avec nous, d’engager un échange pour nous associer à son œuvre : faire de notre monde un espace où les hommes pourront partager Sa paix, Sa joie et Son amour.

Oui, Dieu est un chercheur. Avec Jésus, c’est lui qui part à la rencontre de l’homme désœuvré, en panne d’espérance et de stabilité dans sa vie. La Bible nous le dit dès le début du livre de la Genèse : après que l’homme ait péché, voulant retrouver son autonomie, Dieu descend dans le jardin et appelle : « Adam, où es-tu ? » Et l’homme se cache car son regard est déformé par le péché ; il ne voit plus la bonté du cœur de Dieu pour lui.

Souvent, nous pensons que c’est nous qui cherchons Dieu alors que c’est Lui qui, constamment, vient nous chercher. Il nous rejoint sur la place de notre vie quotidienne. Mais trop préoccupés de nous-mêmes, trop grisés par nos réussites ou trop découragés par nos échecs, nous ne pouvons plus L’entendre. Ce matin, l’Evangile répercute pour chacun et chacune de nous cet appel du Seigneur : « Où es-tu ? » Nous pensons habituellement que c’est nous qui cherchons Dieu alors que c’est Lui qui nous cherche. Il nous appelle, nous relève, nous rejoint dans nos impasses, Il donne sens à nos attentes et réoriente nos projets humains. Car, comme nous le rappelle le prophète Isaïe, le Seigneur nous interpelle : « Mes pensées ne sont pas vos pensées, mes chemins ne sont pas vos chemins. »

A toute heure du jour, comme à toute heure de notre vie, le Seigneur nous appelle à travailler à Son Royaume. C’est la vocation de toute personne humaine qui trouve son plein épanouissement dans la réponse qu’il apporte à l’appel du Seigneur. C’est là notre vocation ! Nous ne pouvons pas vivre seulement de nous-mêmes, de nos désirs, de notre propre volonté, sinon notre vie perdra vite sa saveur et nous nous laisserons submerger d’amertume et de tristesse. La Parole de Dieu nous presse ce matin :

  • Laissons-nous retentir en nous cet appel du Seigneur à travailler à sa mission ?
  • Acceptons-nous d’envisager notre vie comme vocation, réponse à cet appel ?

La réponse que vous avez donnée pour rejoindre le CDJ est réponse à l’appel du Seigneur. En ce week-end de rentrée, vous avez dit votre disponibilité pour travailler à l’annonce de l’Evangile et participer à la croissance du Royaume de Dieu dans le monde des jeunes de notre diocèse. Mais une question doit certainement vous habiter : A quoi m’appelles-tu, Seigneur ? Je laisse le Pape François vous répondre dans ce passage de « Christus vivit », l’exhortation qu’il nous a donnée à la suite du Synode des jeunes :

« Où nous envoie Jésus ? Il n’y a pas de frontières, il n’y a pas de limites : il nous envoie à tous. L’Evangile est pour tous et non pour quelques-uns. Il n’est pas seulement pour ceux qui semblent plus proches, plus réceptifs, plus accueillants. Il est pour tous. N’ayez pas peur d’aller, et de porter le Christ en tout milieu, jusqu’aux périphéries existentielles, également à celui qui semble plus loin, plus indifférent. Le Seigneur est à la recherche de tous, il veut que tous sentent la chaleur de sa miséricorde et de son amour ».[94] Il nous invite à aller sans crainte avec l’annonce missionnaire, là où nous nous trouvons et avec qui nous sommes, dans le quartier, au bureau, au sport, lors des sorties avec les amis, dans le bénévolat ou dans le travail ; toujours il est bon et opportun de partager la joie de l’Evangile. C’est ainsi que le Seigneur va chercher tout le monde. Et vous, jeunes, il veut que vous soyez ses instruments pour répandre lumière et espérance, car il veut compter sur votre audace, votre courage et votre enthousiasme. » (n° 177)

Dans cette Eucharistie, laissons le Seigneur venir à nous. Il vient nous chercher, il nous prend par la main et posant sur chacun son regard amical, il nous demande : « Veux-tu être mon ami ? Veux-tu avec moi donner aux autres jeunes le goût de vivre mon Evangile ? » Prenons le temps de lui répondre dans le silence de nos cœurs.