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1er octobre : le « bouquet de la confiance »
posté le 7 octobre 2016
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Le 1er octobre dernier, toute l’Eglise fêtait sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, carmélite à Lisieux († 1897), Docteur de l’Eglise et patronne des missions. Occasion de relire ses écrits, de redécouvrir son message pour le transmettre… pas seulement avec des mots ! mais aussi avec la musique de la liturgie ou les fleurs ornant la chapelle.

Le bouquet du jour voulait synthétiser plusieurs réflexions de la Petite Thérèse.

Lys, roses et lysiantus…

« Longtemps je me suis demandé pourquoi le bon Dieu avait des préférences, pourquoi toutes les âmes ne recevaient pas un égal degré de grâces. (…) Jésus a daigné m’instruire de ce mystère, Il a mis devant mes yeux le livre de la nature et j’ai compris que toutes les fleurs qu’Il a créées sont belles, que l’éclat de la rose et la blancheur du Lys n’enlèvent pas le parfum de la petite violette ou la simplicité ravissante de la pâquerette… (…) Ainsi en est-il dans le monde des âmes qui est le jardin de Jésus. » (Manuscrit A)

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Les lys et les lysiantus violets évoquent la diversité dont parle sainte Thérèse, les différences entre les personnes qui n’empêchent pas que tous soient appelés et aimés de Dieu.

« La perfection consiste à faire sa volonté, à être ce qu’il veut que nous soyons… »

 Un peu de sable…

« Vous le savez, ma Mère, j’ai toujours désiré d’être une sainte, mais hélas ! j’ai toujours constaté, lorsque je me suis comparée aux saints qu’il y a entre eux et moi la même différence qui existe entre une montagne dont le sommet se perd dans les cieux et le grain de sable obscur foulé sous les pieds des passants ; au lieu de me décourager, je me suis dit : le Bon Dieu ne saurait inspirer des désirs irréalisables, je puis donc malgré ma petitesse aspirer à la sainteté ; me grandir, c’est impossible, je dois me supporter telle que je suis avec toutes mes imperfections. (…) L’ascenseur qui doit m’élever jusqu’au Ciel, ce sont vos bras, ô Jésus ! Pour cela je n’ai pas besoin de grandir, au contraire il faut que je reste petite, que je le devienne de plus en plus. O mon Dieu, vous avez dépassé mon attente et moi je veux chanter vos miséricordes. » (Manuscrit C)

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Le sable au pied du bouquet représente la petitesse de Ste Thérèse, mais aussi la nôtre, vers laquelle Jésus se penche avec amour…

 Une coquille d’huître… !?

« Le Bon Dieu voulant me montrer que c’était Lui seul le directeur de mon âme se servit justement de ce Père [le Père Prou] qui ne fut apprécié que de moi. (…) Après lui avoir dit peu de mots, je fus comprise d’une façon merveilleuse et même devinée… mon âme était comme un livre dans lequel le Père lisait mieux que moi-même… Il me lança à pleines voiles sur les flots de la confiance et de l’amour qui m’attiraient si fort mais sur lesquels je n’osais avancer… » (Manuscrit A)

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La coquille d’huître avec sa perle fine symbolise cet épisode de la vie de Ste Thérèse en 1891 : à l’issue de la retraite communautaire, encouragée dans sa voie spirituelle par le prédicateur, elle peint dans un coquillage un voilier, en signe de cette confiance qui la pousse à se livrer tout entière à Jésus avec amour.

Une rose effeuillée

« Eh bien! moi je suis l’ENFANT de l’Église (…) Mais comment l’enfant témoignera-t-il son Amour, puisque l’Amour se prouve par les œuvres ? Eh bien, le petit enfant jettera des fleurs. (…) Oui mon Bien-Aimé, voilà comment se consumera ma vie… Je n’ai d’autre moyen de te prouver mon amour, que de jeter des fleurs, c’est-à-dire de ne laisser échapper aucun petit sacrifice, aucun regard, aucune parole, de profiter de toutes les plus petites choses et de les faire par amour… (…) Jésus, à quoi te serviront mes fleurs et mes chants?… Ah! je le sais bien, cette pluie embaumée, ces pétales fragiles et sans aucune valeur, ces chants d’amour du plus petit des cœurs te charmeront, oui, ces riens te feront plaisir, ils feront sourire l’Église Triomphante, elle recueillera mes fleurs effeuillées par amour et les faisant passer par tes Divines Mains, ô Jésus, cette Église du Ciel, voulant jouer avec son petit enfant, jettera, elle aussi, ces fleurs ayant acquis par ton attouchement divin une valeur infinie, elle les jettera sur l’Église souffrante afin d’en éteindre les flammes, elle les jettera sur l’Église combattante afin de lui faire remporter la victoire!… » (Manuscrit B)

 

Les pétales devant l’autel rappellent ce jeu spirituel de Ste Thérèse, qui aimait à lancer et faire lancer par ses sœurs novices des pétales de fleurs sur Jésus crucifié afin qu’une pluie de grâces retombe sur les âmes… Les pétales sont donc aussi toutes les personnes que la Petite Thérèse conduit à Jésus, toutes celles qu’elle aide à garder confiance dans la vie reçue. Le bouquet, tout entier luxuriant, témoigne de la vie extrêmement féconde de Ste Thérèse.

 

Que Petite Thérèse vous accompagne chaque jour !

Nous fêterons bientôt une de ses sœurs : Elisabeth de la Trinité, carmélite de Dijon († 1906), sera canonisée le dimanche 16 octobre prochain. Une grande journée pour la découvrir est prévue au Carmel du Havre le dimanche 6 novembre…