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Les vœux de sainte Elisabeth
posté le 28 décembre 2016
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Notre communauté vous adresse tous ses vœux ! Que la paix de Noël reste dans les cœurs tout au long de l’année 2017 !

Nous pouvons aussi reprendre les mots de Sœur Elisabeth de la Trinité, carmélite de Dijon (1880-1906) canonisée à l’automne dernier. Voici quelques extraits de sa correspondance de Noël :

Ma petite maman chérie, le petit Jésus de la crèche te tend les bras avec amour et te nomme sa « mère ». Tu Lui as donné ta fille pour être sa petite épouse, et voilà qu’il se fait ton enfant bien-aimé. Vois-tu, il m’a prise pour se donner plus à toi, écoute-le, fais du silence. Il te fera toutes mes commissions… (25 décembre 1901, à sa mère)

 

 

Tout est calme et silencieux, et cela me fait penser à la nuit où le petit Jésus nous a été donné. (…) Voyez-vous, un Noël au Carmel, cela est unique : le soir, je me suis installée au chœur, et c’est là que s’est écoulée toute ma veillée avec la sainte Vierge dans l’attente du divin Petit, qui cette fois allait prendre naissance, non plus dans la crèche, mais en mon âme, en nos âmes, car c’est bien l’Emmanuel, « Dieu avec nous ». (…) Que le Dieu de la crèche à qui j’ai confié mes souhaits pour mes petites tantes leur apporte tout mon cœur. (30 décembre 1903, à ses tantes)

Puisque le divin Tout-Petit demeure en mon âme, j’ai toute sa prière, et j’aime la faire descendre sur ceux envers lesquels mon cœur reste toujours profondément reconnaissant ; c’est vous dire que vous avez une large part dans mes pauvres petites prières ! La fête de Noël, que j’ai toujours tant aimée, a un cachet tout particulier au Carmel. (…) Quel bonheur, quelle paix cela met dans l’âme. Il est le seul, je lui ai tout donné. Si je regarde du côté de la terre, je vois la solitude et même le vide, car je ne puis dire que mon cœur n’ait pas souffert ; mais si mon regard reste toujours fixé sur lui, mon Astre lumineux, ô alors tout le reste disparaît et je me perds en Lui comme la goutte d’eau en l’Océan. (4 janvier 1904, au chanoine Angles)

Dans la nuit du 24, j’ai déposé tous mes vœux dans le Cœur de l’Enfant-Dieu et c’est Lui qui a dû vous les porter. Mes tantes chéries, qu’Il vous comble selon ‘toutes les richesses de sa gloire’ pour employer le langage de saint Paul, et qu’Il vous fasse une caresse de sa petite main divine de la part de son épouse Elisabeth de la Trinité. (31 décembre 1904, à ses tantes)

 

Chère Madame, en cette nouvelle année que Dieu nous donne pour nous sanctifier et nous unir davantage à Lui, faisons-le grandir en nos âmes, gardons-le seul et séparé ; qu’il soit vraiment Roi. Et nous, disparaissons, oublions-nous, soyons seulement la ‘louange de sa gloire’, selon la belle expression de l’Apôtre. je vous souhaite aussi toutes les grâces de santé dont vous avez besoin puisque vous êtes si éprouvée de ce côté ; rappelez-vous ce que disait saint Paul : ‘Je me glorifie dans mes infirmités, car alors la force de Jésus-Christ habite en moi.’ (…) Demandons au divin Enfant qu’Il nous consume en cette divine flamme, en ce Feu qu’Il est venu apporter sur la terre… (5 janvier 1905, à Mme Angles)

 

Illustrations de la page : Crèches au Carmel du Havre